Face aux enjeux posés par les bouleversements climatiques et environnementaux de la planète, l'écologie est bien une préoccupation qui s'impose de plus en plus à tous les acteurs de l'économie. Le secteur des assurances ne fait pas exception. Ne pouvant se tenir à l'écart de ces évolutions qui touchent toute la société, il évolue peu à peu vers plus de responsabilité écologique.

Vers un secteur de l'assurance éco-responsable

Le secteur des assurances s'adapte pour suivre les préoccupations de clients en faveur de plus d'écologie, pour améliorer leur image évidemment, mais pas seulement. Les assureurs, dont le métier est la gestion des risques, sont aux premières loges pour observer les bouleversements liés au changement climatique. Au cours des dernières décennies, le coût des aléas climatiques, en France comme dans le monde, ne cesse d'augmenter et devrait peser encore davantage dans l'avenir. À titre d'exemple, l'ouragan Sandy, qui a touché les États-Unis en 2012, aura coûté entre 20 et 25 milliards de dollars aux assureurs, et la tempête Xyntia, qui a touché l'Ouest français en 2010, leur a coûté 1,5 milliard d'euros. La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) estime que les indemnisations liées aux catastrophes naturelles devraient doubler au cours des 20 prochaines années.

Les coûts toujours grandissants dus aux catastrophes naturelles et leur caractère difficilement identifiable font peser une véritable menace sur les assureurs, ce qui les oblige à se réinventer. En étant au cœur de toutes les activités économiques, les compagnies d'assurances sont les principaux intéressés par les conséquences des bouleversements climatiques, mais ils sont aussi très bien placés pour favoriser des comportements plus responsables.

Des primes d'assurance plus incitatives

Il est de l'intérêt des assureurs de proposer des polices d'assurance écologiques, le secteur a d'ailleurs fait de nombreux efforts en matière de responsabilisation et est relativement innovant dans ce domaine.

Ainsi, de nombreuses assurances automobiles ont mis en place des incitations qui favorisent l'emploi de transports alternatifs, notamment en appliquant des primes d'assurances réduites aux clients abonnés à un moyen de transport collectif. Ils proposent aussi souvent des tarifs préférentiels pour les véhicules moins polluants, appliquant des réductions proportionnelles à la diminution d'émissions en dioxyde de carbone du véhicule. En matière de logement, certaines compagnies proposent aussi des tarifs moins élevés aux habitants de maisons écologiques très peu énergivores.

Des assurances qui favorisent le financement de la transition écologique

En tant que gestionnaires d'actifs, les compagnies d'assurance, plus que tout autres investisseurs, ont une responsabilité et un pouvoir important dans le financement d'activités écologiques. Certaines compagnies, en s'inscrivant dans une vision à long terme, ont mis en place une politique visant à orienter leurs investissements vers des acteurs économiques plus éco-responsables, notamment en développant des produits financiers spécifiques. La mise en avant de critères éthiques dans le choix des placements permet de favoriser le financement d'activités prenant en compte les enjeux environnementaux et d'intérêt général. Afin de fidéliser de nouveaux clients sur des produits plus ciblés, les compagnies d'assurance mettent donc de plus en plus en avant une politique d'entreprise plus écologique. Si les effets réels sont faibles, cela a au moins le mérite de traduire une prise de conscience des assureurs concernant les problématiques environnementales. Une façon peut-être de s'assurer un avenir. Les assurances ne sont pas les seules à offrir des produits d'assurances pour les produits écologiques, comme Banque Accord spécialiste du crédit et du prêt personnel, qui offre en plus des assurances spécifiques pour les produits écologiques.