La hausse du coût des matières premières sensibilise particulièrement la marque BMW  qui se targue pourtant d'être un constructeur tout aussi respectueux de l'environnement que les autres.

BMW considère, en effet, que les véhicules de la marque sont mieux "placés que celles de (leurs) concurrents en termes de consommation et d'émissions". Affirmation pour le moins surprenante lorsqu'on connaît l'image de cette marque, peu tournée vers l'écologie mais plutôt vers la puissance et le design des voitures.

Le président du directoire de BMW France  pointe du doigt l'hypocrisie actuelle entourant le monde de la construction automobile. Selon Nicolas Wertans, si bien entendu la voiture propre représente l'avenir, elle n'est pas prête de débarquer sur le marché  car nos systèmes de production et notre industrie ne permettent pas encore de l'envisager.

Selon lui, les constructeurs automobiles ne seraient pas réalistes en présentant la voiture verte comme l'avenir proche des consommateurs. Il critique, en effet, les marques qui se vantent de vendre un modèle écologique, peu vendu et utilisé tout en s'alliant dans le même temps avec des constructeurs de pays en voie de développement pour lancer un véhicule peu cher mais polluant.

BMW, qui rappelle que tous ses modèles sont équipés du filtre à particules de l'auto start-stop,  ou de récupération d'énergie au freinage,  prône donc la carte de la franchise un peu brutale en annonçant qu'un véhicule bas de gamme est forcément néfaste pour l'environnement. Simple argument de défense ou réalité ? En attendant la marque allemande affirme qu'il n'y a pas de solution miracles mais différentes possibilités qui,  mises bout à bout,  pourront, à terme,  réduire les émissions de gaz carbonique. BMW place notamment ses espoirs dans la voiture hybride.