Ressource renouvelable, l’énergie hydroélectrique n’a pourtant pas le vent en poupe. Nous maîtrisons depuis longtemps l’énergie hydroélectrique, mais sa production dans le monde recule. L’énergie hydroélectrique est en effet passée du 2e rang des sources d’électricité mondiales au 4e en 5 ans. Quelques lignes pour comprendre ce phénomène autour de l’énergie hydroélectrique.

Les grands projets de barrage pour fabriquer de l’énergie hydroélectriques semblent boudés par les organisations de défense de l’environnement et les populations locales expropriées. Les possibilités de développement de cette énergie hydroélectrique n’en restent pas moins considérables. On ne mobiliserait qu’un quart des grands réservoirs à l’irrigation pour produire de l’énergie hydroélectrique puisque seuls ceux ci sont équipés de turbines génératrices d’électricité.


La création de grands ouvrages n’est même pas nécessaire pour fabriquer de l’énergie hydroélectrique puisqu’un développement de celle ci est possible dans les pays du Sud. Pas d’enthousiasme trop hâtif cependant car si cette énergie hydroélectrique peut être stockée, elle ne se situe pas forcément au bon endroit pour être consommée.


C’est notamment le cas du Zambèze, où l’on pourrait aisément produire de l’énergie hydroélectrique pour le tiers de l’Afrique. En conséquence, il faudrait construire des lignes à très haute tension dans un cercle de 4000 km de rayon pour mener à bien la conception de l’énergie hydroélectrique. Il n’est donc pas si simple de créer de l’électricité avec l’énergie hydroélectrique.


Est ce la raison pour laquelle on affirme qu’en France il est impossible de développer l’énergie hydroélectrique ’ D’après un rapport remis au Ministère de l’Economie, la France pourrait fabriquer 13,4 TWh d’énergie hydroélectrique de plus en aménageant ses installations actuelles ou en en construisant de nouvelles.


Dans ce cas, pourquoi dénigre-t-on l’énergie hydroélectrique au profit des sources solaires et éoliennes ’ Les fournisseurs d’électricité comme EDF admettent que pas un euro n’a été investi depuis 10 ans dans l’énergie hydroélectrique. Qui plus est, les fonds destinés à entretenir la production d’énergie hyroélectrique déjà existante ont été réduits de moitié.


Certes, une création supplémentaire de 7 TWh d’énergie hydroélectrique par an est prévue d’ici à 2015 par un arrêté du 7 juillet 2006. Pourtant de vives inquiétudes subsistent quant aux conséquences du réchauffement climatique sur cette conception d’énergie hydroélectrique. En effet, celui ci ne risque-t-il pas de modifier le régime des pluies et de réduire le remplissages des barrages affectés à la production d’énergie hydroélectrique ’