L’idéal pour produire de l’électricité solaire reste le photovoltaïque. En effet, rien de tel pour fabriquer son énergie renouvelable à domicile que le solaire photovoltaïque. Il s’agit concrètement de produire de l’électricité par la transformation d’une partie du rayonnement solaire grâce à une cellule photovoltaïque. Des tarifs encourageants pourraient entraîner un véritable essor de la production d’électricité solaire en France.

Produire son électricité solaire a tout pour plaire : une installation simple, discrète et bien pensée pour le milieu urbain. De plus la production d’électricité solaire bénéficie de tarifs d’achat réglementés très alléchants si l’on s’intéresse à la vente. C’est pourquoi le nombre d’installations solaires pour produire de l’électricité a augmenté de 70% par rapport à 2005.


Les atouts de l’énergie photovoltaïque

Une petite installation d’énergie photovoltaïque fournit les deux tiers des usages spécifiques d’une famille de 4 personnes en électricité. Produire son électricité solaire à domicile ayant rarement pour but l’isolement, mieux vaut raccorder son installation au réseau pour y injecter et vendre sa production. Il faut cependant être patient et organisé, pour produire son électricité solaire d’autant plus que cela nécessite le contact d’autres interlocuteurs. On compte généralement plusieurs mois d’attente en pratique avant de pouvoir vendre son premier kilowattheure solaire.


L’énergie photovoltaïque

Aussi simple que celle d’un chauffage solaire, le système nécessaire à la production d’énergie photo voltaïque comprend des modules, un onduleur, et le plus souvent un compteur sortant. On entend par module des panneaux plats composés de cellules au silicium. Exposées au soleil, elles produisent un courant électrique appelé "effet photovoltaïque". Le faible rendement énergétique de cette électricité solaire atteint au mieux 18% pour les modules du commerce. La puissance électrique de 10 m² de modules est en moyenne d’un kilowatt (et d’à peu près 1000 kwh par an).


La puissance moyenne des installations domestiques en France est de 2,2 kilowatt-crètes. C’est un compromis entre l’investissement, l’occupation du toit et les revenus attendus. On installe généralement les modules au lieu et place des tuiles ("intégrés") ou en super-imposition ("toit solaire"). On observe les mêmes recommandations d’orientation et d’inclinaison que pour les capteurs solaires thermiques. Il y aurait moins de 5% de perte au bout de 30 ans.


L’onduleur est un boitier électronique destiné à la produire de l’électricité solaire en transformant le courant des modules en un courant alternatif aux caractéristiques du courant secteur (230 volts et 50 hertz de fréquence). On alimente ainsi les appareils du commerce pour raccorder un toit solaire pour y vendre son courant. L’onduleur se déconnecte automatiquement si le réseau est hors tension, pour éviter tout accident au personnel travaillant sur les lignes. Quant au compteur sortant, son rôle dans la production d’électricité solaire est de calculer le kilowattheures qu’une installation injecte sur le réseau en cas de vente de la production.


La plus grande efficacité énergétique

Les modules photovoltaïques fournissent bien plus d’énergie en 30 ans qu’ils n’en consomment pendant leur cycle de vie (fabrication, pose, démantèlement, recyclage). Pour plus de précisions, d’après l’Agence internationale de l’énergie, les chiffres sont de 6,1 fois plus à Paris et de 14,6 fois plus à Marseille.


L’installation photovoltaïque clé en main

Pour convaincre les propriétaires de produire leur électricité solaire, un tarif d’achat de l’électricité qu’ils fabriquent au prix appétissant de 0,55euros/kwh a été posé par la loi. L’idée est de favoriser les modules photovoltaïques "intégrés au bâti", à savoir, selon l’Administration, les substituants toitures, ardoises et tuiles créés industriellement avec ou sans supports. Cela concerne aussi les brise-soleil, les allèges, les verrières sans protection arrière, les garde corps de fenêtre, de balcon et terrasse, les murs et les rideaux.


Outre la production de l’électricité solaire, ces modules substituants doivent remplir au moins une des fonctions suivantes : la tenue mécanique, la protection ou régulation thermique, la protection physique des biens et personnes, et la recherche d’un esthétisme architectural particulier.