Le parc d'éoliennes en France est sujet à controverse. Dans le conflit qui oppose les anti-éoliens aux partisans de cette énergie renouvelable, une étude avait été publiée affirmant que son développement engendrera un surcoût pour la collectivité d'environ un milliard sur 10 ans. Les pro-éoliens contestent cette analyse en redéfinissant le parc d'éolienne en France.

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) réfute l'étude publiée par l'Institut Montaigne sur l'essor du parc d'éoliennes en France. En effet, si les producteurs ont droit à un tarif de rachat de leur électricité par EDF, celui-ci est en revanche décroissant de 2% par an, n'entraînant pas un tel surcoût pour la collectivité.

Le parc d'éoliennes en France est,  de plus, une source d'énergie dont le prix n'augmentera pas, puisque le vent est gratuit, contrairement au prix des énergies nécessaires à la production d'électricité (charbon, pétrole, gaz).

Le SER souligne en outre que le parc d'éoliennes en France est une source d'énergie particulièrement compétitive. En effet, elle ne nécessite pas l'achat d'un permis d'émission de CO² puisqu'elle n'en rejette pas, et permet d'éviter la construction de centrales thermiques.

Au final, le parc d'éoliennes en France équivaut à un gain annuel net de 1,2 milliards d'euros pour la collectivité à partir de 2020, soit 48 euros par an et par foyer.  C'est pourquoi, le gouvernement ne cède pas à la thèse des anti-éoliens et souhaite développer cette énergie puisqu'elle permettrait d'éviter le rejet de 1,65 millions de tonnes de CO² cette année.

L'opinion n'est donc pas du côté des opposants au développement du parc d'éoliennes en France, puisque,  selon une étude BVA réalisée auprès de 1013 personnes pour l'Agence de l'environnement (Ademe), 79% des Français accepteraient l'installation d'éoliennes dans leur région, et même 62% à moins d'un kilomètre de leur foyer.