L’avion est le moyen de déplacement le plus polluant. Si l’on part du principe du fait que l’on ne clouera pas les avions au sol, il est utile d’envisager comment compenser les émissions de CO2 d’une compagnie aérienne.

 

Le vol d’un avion sur Paris-New-York (distance: 6000 km) consomme environ 100 000 litres de kérosène dont la combustion rejette 150 tonnes de CO2.

 

Pour que ce vol n’augmente pas la concentration en CO2 de l’atmosphère, on peut envisager de planter la quantité d’arbres suffisante pour absorber en un an, les 150 tonnes de CO2 dégagées par l’avion.

 

Un hectare planté d’arbres recycle 10 tonnes par an. Donc, pour recycler les 150 tonnes de Co2 dégagées par l’avion sur son parcours Paris New York, il faut une surface de 15 hectares.

 

Or, Air France, par exemple, affrète 20 vols par jour sur Paris New York, soit 7300 vols par an. Donc, pour recycler les 150 x 7300 tonnes = 1 095 000 tonnes de CO2 liés à la liaison Paris New York, il faut 15 x 7300 hectares de forêt, soit près de 110 000 hectares, soit 1100 kilomètres carrés (soit un environ 0,2% du territoire français).

 

On le voit donc, réduire l’empreinte écologique d’une compagnie aérienne à zéro est un problème qui est loin d’être simple, mais qui mérite d’être exploré.