Selon les termes de son président, le groupe Porsche propose une gamme de voitures prenant en compte les impératifs écologiques actuels. La célèbre marque souhaite continuer à s'adapter aux besoins environnementaux tout en rappelant qu'il y aura "un choix politique à faire pour la voiture propre".

Si Porsche n'est certes pas connue pour ses performances écologiques, elle n'en reste pas moins une marque sportive, créant donc de légers véhicules consommant peu, dixit Felix Bräutigam, son président.  Ce serait là l'argument du groupe Porsche  en réponse au besoin actuel de fabriquer des voitures "vertes".

En effet, le groupe Porsche démontre qu'il oeuvre depuis longtemps dans ce sens, que ce soit en développant  dès les années 60  des techniques pour l'environnement telles que l'analyse des gaz d'échappement, utilisés aujourd'hui par tous les constructeurs allemands, en instaurant des pots catalytiques dans les années 80, atout écologique contestable puisque ceux-ci ont créé de nouveaux problèmes de pollution de gaz d'échappement.

Aujourd'hui, Porsche introduit de nouvelles technologies pour satisfaire les besoins environnementaux, comme l'injection directe DFI ou le double embrayage PDK afin de faire baisser la consommation d'un Cayenne de 15%. Les émissions de CO² n'en restent pas moins élevées, mais le président de Porsche balaie cette réflexion en affirmant qu'agir pour l'écologie ne se résume pas à ça et en arguant qu'un modèle 911 émet cent fois moins de particules qu'une Twingo.

Côté avenir, Porsche envisage d'abord d'optimiser les moteurs thermiques afin de réduire la consommation des véhicules, avant de se lancer dans l'hybridation des voitures  d'ici quelques années. Il faudra attendre une ou deux décennies pour s'acheter une Porsche "propre" roulant  au biocarburant, à l'hydrogène ou fonctionnant à l'électricité.

Mais le président du groupe Porsche rappelle tout de même que rouler "propre" impose un choix politique quant à l'alimentation humaine. Le président s'appuie sur la possibilité d'une hausse des coûts des matières premières pour l'alimentation humaine pour mettre en doute les bienfaits d'une voiture "verte".

Enfin, le président du groupe Porsche ne croit pas au changement durable du comportement automobiliste face aux enjeux écologiques. La demande de mobilité individuelle continuerait de croître  en raison de l'habitude tenace de notre population à se déplacer en voiture.

Une étude récente montre pourtant que 40% des automobilistes seraient prêts à abandonner leur véhicule si les transports en commun le permettaient,  sans oublier la baisse flagrante d'achat de carburant sur ces trois derniers mois.