La gamme des cosmétiques bio s'étend enfin à la grande distribution. En effet, les grands groupes tels que Marionnaud, Saint-Algue, Sephora, Ushuaïa, Yves Rocher et carrefour répondent désormais à l'attente de huit femmes sur dix souhaitant que l'offre bio s'élargisse, à prix modéré. Le plongeon récent  de ces grandes marques dans l'univers des cosmétiques bio remonte pourtant à une volonté ancienne de proposer des produits bénéfiques tant pour notre corps, que pour notre planète, à prix raisonnable. C'est pourquoi vous trouverez dorénavant des cosmétiques bio 30% moins cher  qu'auparavant.

Cette idée ne date pourtant pas d'hier puisque Carrefour lançait en 1992 la boule bio, et qu'Ushuaïa a affirmé en 1994 dans sa charte éthique vouloir respecter la nature  et l'environnement à chaque étape de conception et de production de ses produits.

Développer une gamme de cosmétiques bio à prix léger n'était pourtant pas gagné à l'origine. En effet, il n'est pas simple de diversifier lorsqu'on dispose d'une moins grande variété de matières premières, selon le groupe Yves Rocher. Les ingrédients de la cosmétique conventionnelle  sont interdits si l'on respecte les principes bio.  Sans compter qu'il est parfois difficile d'accéder aux matières premières bio.

Ces difficultés à produire à plus grande échelle des cosmétiques bio explique aussi leur prix parfois élevé. La réalisation d'un produit bio augmente en effet les coûts de production. On remarque par exemple qu'un parfum d'origine 100% naturelle  coûte souvent quatre fois plus cher qu'un parfum traditionnel.

Le but de fabriquer des cosmétiques bio n'est pas lié à leur efficacité, puisque celle-ci n'est pas forcément meilleur que celle d'un produit classique. Les performances sont semblables, il s'agit plutôt de rassurer le consommateur sur la provenance des composants utilisés, ainsi que sur leur impact sur l'environnement. Il s'agit également d'une sensorialité différente.