Face à l’ampleur des dégâts causé par l’activité humaine, nombre de nos concitoyens doute de la capacité de nos sociétés à réagir suffisamment rapidement pour stopper ce phénomène historique.

Mais, l’homme démontre sa capacité à inverser ces phénomènes. En France, par exemple, des espèces, comme les hérons ou les buses qui avaient presque entièrement disparues au début des années 1980 ont recommencé à se développer.

Un exemple encore plus impressionnant est le programme de reforestation "Pour un milliard d’arbres", lancé par l’ONU, sous l’impulsion par le prix Nobel de la paix, Wangari Maathai, dépasse les objectifs initiaux.

Certes, ce programme ne compense pas les pertes de la déforestation, mais il démontre qu’une action volontaire, coordonnée à l’échelle de la planète peut rapidement avoir un impact significatif. « Ces résultats prouvent que si la possibilité d’agir concrètement leur est offerte, des millions, voire des milliards de personnes motivées pour lutter contre la dégradation de l’environnement, sont prêtes à démontrer leur détermination », souligne Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

Dans un monde qui a eu tendance à perdre le concept d’héritage légué aux générations futures pour faire du son propre niveau de vie à court terme, la priorité, il est vrai qu’il est nécessaire de réhabiliter la valeur du long terme.

Le prix Nobel de la paix, Wangari Maathai, promotrice du programme replace ainsi le sens de la plantation dans une interview accordé au site Environment News Wire : "When we are planting trees sometimes people will say to me, ’I don’t want to plant this tree, because it will not grow fast enough’. I have to keep reminding them that the trees they are cutting today were not planted by them, but by those who came before. So they must plant the trees that will benefit communities in the future."

"Lorsque nous plantons des arbres, il se peut que l’on me dise : "Je ne veux pas planter cet arbres, parce qu’il ne grandira pas suffisamment vite. Je dois, donc, leur rappeler en permanence que les arbres qu’ils coupent aujourd’hui n’ont pas été planté par eux, mais par leurs prédécesseurs. Alors, ils doivent planter les arbres qui bénéficieront à la communauté dans le futur."

Le programme "pour un milliard d’arbres", s’il illustre la capacité de l’homme à réparer ses erreurs (ou plus précisément, la capacité de certains hommes à réparer celles des autres), ne représente qu’une première étape. Pour compenser les destruction de forêts qui ont eu lieu entre 1997 et 2006, il faudrait planter 14 milliards d’arbres, chaque année, durant dix ans. Si cet objectif était atteint, nous reviendrions à la situation du milieu des années 1990.

Si le chiffre de 14 milliards d’arbres parait abstrait, il suffit d’imaginer que l’effort soit répartis sur l’ensemble des individus sur la planète : si chacun des 6 milliards d’êtres humains plante 3 arbres chaque année, l’objectif sera dépassé. Mais compte tenu du fait qu’il est difficile d’exiger d’enfants, de personnes âgées ou de personnes vivant sur le seuil de pauvreté de planter des arbres, il faudrait que chaque actif plante 10 arbres par an.

L’effort est important, mais tout à fait à notre portée.

En témoigne le record établi par l’association Green Hands en 2006, qui a établi un record du monde:  planter 850 000 arbres en une journée, grâce à 250 000 bénévoles dans le Tamil Nadu, l’une des régions du pays les plus touchées par la déforestation.

Donc, si vous ne voulez pas que la France soit en reste, par rapport aux pays qui ont initié le mouvement de reforestation, plantez désormais des arbres chaque année.