Il faut optimiser la ventilation pour faire des économies d’énergie. Indispensable dans un logement, la ventilation procure de l’oxygène aux occupants et aux appareils à combustion. Il est donc important d’optimiser cette ventilation pour des économies d’énergie car elle évacue l’humidité et les émanations malsaines.

Devenue obligatoire en 1982, la ventilation doit être générale et permanente. Son débit est, de plus, réglementé. L’admission de la ventilation doit se faire dans les pièces principales (séjour, chambres) pour être évacuée ensuite par les pièces de service (cuisine, salle d’eau, toilettes...). L’air y est en effet plus chargé.


Les ouvertures et autres espaces ventilaient auparavant naturellement, mais ont été peu à peu chassés pour mieux isoler (loi de 1974). Des systèmes de ventilation mécanique se sont donc imposés pour assurer une bonne ventilation dans un habitat bien isolé. Ce système est en fait un réseau de bouches et de gaines d’extraction et d’admission d’air, pulsé par un ventilateur. On parle de "VMC".


Fonctionnant continuellement, la VMC est devenue un poste important de consommation d’électricité, environ 15% des besoins d’un logement. Le renouvellement de l’air (12 fois par jour le volume total du logement) est de plus une déperdition nette d’énergie. Pendant la saison de chauffage, la VMC admet de l’air froid et rejette de l’air chaud et inversement durant la saison chaude. Il faut donc optimiser la ventilation pour des économies d’énergie car elle augmente les besoins de isolation-climatisation" type="int" mce_href="/isolation-climatisation" title="climatisation">climatisation.


Selon des spécialistes, une VMC classique est responsable de 33% des besoins de chauffage d’une habitation construite à la fin des années 80, soit 120 kWh/m² par an, selon les normes de la RT88 de 1988. Les exigences de l’actuelle RT2005 en vigueur diminuent les besoins de chauffage (85 kWh/m² par an). Conséquence : une augmentation de la part due à une telle VMC ( environ 50%). Il faut donc impérativement optimiser la ventilation pour faire des économies d’énergie.


Dans ce cas quelle VMC choisir ’ Les modèles de base auto-réglables à simple flux ont un débit constant, ajustable manuellement. Cependant ils ne tiennent pas compte du climat extérieur et de l’humidité intérieure. Ce n’est pas donc pas le meilleur choix par rapport aux exigences actuelles.


Les modèles hygroréglables sont dotés d’une régulation automatique. Un capteur mesure l’humidité intérieure et augmente le débit de ventilation si elle est importante. Le débit est au minimum le reste du temps. Les déperditions de chauffage sont donc divisées par deux. Sans compter les progrès des ventilateurs. La consommation de référence est de 0,25 wattheure par mètre cube d’air extrait d’après la RT 2005, mais les meilleurs modèles sont parfois 60% plus sobres. Mieux vaut donc choisir ce système pour optimiser la ventilation en vue d’économies d’énergie.


Quant aux modèles "double flux à récupération de chaleur", ils représentent le haut de gamme et s’imposeront rapidement dans les logements neufs lorsque la RT 2010 entrera en vigueur. Il s’agit de rejeter l’air vicié tout en conservant à l’intérieur les calories qu’il porte. Pour ce faire, l’air extrait des pièces de service vient circuler dans un échangeur de chaleur. L’air vicié est évacué à basse température alors que l’air neuf à été réchauffé à 15°C.